Plus incroyable, l'attaque ad hominem de l'un des magistrats dans son opinion concordante ou dissidente contre la "pauvre" Madame Lausti et ses fils.
L'un des magistrats stigmatise la plaignante dans des termes d'une rare violence et prend des références dans la "littérature" critique d'un grand écrivain et poète naturalisé français. D'aucun aura eu la curiosité, du coup, d'aller découvrir cet auteur dans une biographie sobre sur Wikipédia et de lire l'ouvrage cité, en ligne sur Wikilivres, y découvrir un vocabulaire suranné ou quelquefois inhabituel, mais qui effectivement, ne donne pas une image délicate et élogieuse de la littérature française, ni surtout du magistrat qui s'y réfère.
Les opinions dissidentes sont à la fin de l'arrêt et valent une visite par une lecture attentive à la suite d'un arrêt de Grande Chambre relativement court et dont l'intérêt objectif est très relatif.
On ne comprend pas bien l'ire du magistrat, qui manifestement sort de son rôle en se livrant ainsi à une violente attaque "gratuite" que l'éventuelle violation de la Convention ne peut absolument pas expliquer.
Sur la question juridique, on ne s'attend à rien découvrir de surprenant car en revirant à 180 degrés, la Cour démontre l'inefficacité de sa construction prétorienne et s'inflige un discrédit sérieux.
Ce qui est "fondamental" ne l'est pas tant, et la géométrie variable du "fondamentalisme" le relativise.