mercredi 12 novembre 2008
Comment rendre les débats nécessairement loyaux ?
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200 connexions depuis ce matin 9 heures (jusqu'à maintenant 19h50 ce 12/11/2008).
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Mais que vous attendez-vous donc à lire que vous ne connaîtriez déjà ?
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Encore une bonne heure et demi de patience, et vers 21 heures 30, la dernière série de questions réelles du CRFPA 2007 vous sera soumise.
Vous verrez, c'est un peu long car il y a eu beaucoup de candidats cette après-midi là...
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A tout à l'heure.
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En fin de journée de ce 12 novembre 2008 : la dernière série de questions réelles posées aux candidats du CRFPA 2007.
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295 connexions enregistrées ce mardi 11 novembre 2008 : Merci.
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mardi 11 novembre 2008
Loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 et toutes ses innovations en matière de libertés fondamentales : l'avez-vous travaillé ?
Loi n° 2008-724 du 23 juillet 2008 parue au JO n° 171 du 24 juillet 2008.
Objet du texte : En soumettant à l'examen du Parlement le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République, le gouvernement entend tirer les conséquences des réformes intervenues depuis 1958, notamment l'élection du Président de la République au suffrage universel direct et la réduction à cinq ans de son mandat qui ont contribué à la présidentialisation du régime. Le projet de révision constitutionnelle vise à améliorer le contrôle de l'exécutif, à renforcer les pouvoirs du Parlement et à attribuer des droits nouveaux aux citoyens. Le texte présenté par le gouvernement s'inspire des recommandations présentées par le comité présidé par l'ancien Premier ministre Édouard Balladur, en 2007. Il reprend également des réflexions plus anciennes issues des travaux du comité consultatif dirigé par le doyen Georges Vedel en 1993, du groupe de réflexion sur l'institution sénatoriale présidé par l'ancien sénateur Daniel Hoeffel en 2002 et de la mission d'information de la commission des lois du Sénat sur les Parlements des pays européens conduite en 2006.
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Bravo pour le commentaire anonyme de Anne Haunimme du 11 novembre 2008 à 11 heures 15.
Sous l'article :
Tricherie, pas tricherie... black-out. Mais il y a....
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Anne Haunimme a ajouté un nouveau commentaire sur votre message blog "Tricherie, pas tricherie... black-out. Mais il y a..." :
Un vice de procédure, idéal pour ceux qui voudrait une session de rattrapage...générale
Envoyé par Anne Haunimme à PXII -- AVOCATS -- PARIS 12 -- IEJ de PARIS EST -- Préparation au CRFPA et à l'ENM le 11 novembre 2008 11:15
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Test de connaissances et de réflexions - 08 - questions réelles CRFPA 2007
Le public est très réduit à l’ouverture de cette après-midi là : 10 personnes.
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Les examinateurs sont de nouveaux différents à l’exception du magistrat ; les sujets posés sont également totalement différents :
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1/ cas pratique : la liberté du culte en milieu carcéral ;
2/ l’arrêt rendue par la Cour de cassation le 20/02/2007 concernant l’impartialité du tribunal (1ère Civ. Pourvoi n° 06-14779) ;
3/ l’arrêt rendue par la Cour de cassation le 11/07/2006 concernant la non violation du principe du contradictoire (Com. Pourvoi n° 05-11019) ;
4/ l’article 4 du code de déontologie de la police municipale ;
5/ cas pratique sur la police municipale.
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Le public est variable tout l’après-midi avec un pic à 26 personnes pour se terminer à 7 personnes pour l’avant dernier candidat.
À l’exception d’un seul, tous les candidats auront la moyenne, voire largement avec une note de 21 sur 30 pour l’un d’eux.
Tous les candidats de cette après-midi là seront admis.
Le cinquième sujet ne peut pas être plus qu’évoqué, n’y ayant pas assisté.
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Voici les questions associées aux quatre premiers sujets :
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Pour le premier sujet (exposé de 12 minutes) :
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- le recours hiérarchique : en cas d’insuccès, vous excluez le recours administratif classique : pourquoi ?
- quelle est la différence entre les peines fixes et les peines planchers ?
- sur les interdits alimentaires ; l’arrêt du Conseil d’État concernant la soupe au lard : cette décision du Conseil d’État est-elle justifiée ou non ?
- qu’est-ce que vous pensez de la notion de supra-constitutionnalité ?
- précisez en droit communautaire ?
- y a-t-il un risque d’échapper à l’application du droit communautaire ?
- le requérant a épuisé tous les recours ; il veut faire grève alors qu’il est en prison : peut-il faire grève ?
- le droit de grève est pourtant inscrit dans la Constitution ?
- de façon générale, peut-on faire grève dans n’importe quelle condition ?
- de façon générale, le ministère d’avocat vous paraît-il vraiment utile dans la vie sociale ? si oui, pourquoi ? si non, pourquoi ?
- « nul n’est censé ignorer la loi » : à quoi servent les facultés de droit ?
- parmi les autorités compétentes, vous avez oublié les juridictions administratives ; c’est vague les autorités administratives indépendantes : précisez ?
- une association, c’est une voie de recours ?
- une association peut-elle s’inscrire dans des intérêts particuliers ?
- « on va purger la question », s’énerve un examinateur ; peut-il saisir la CEDH comme cela ?
- sur quel article de la CSDHLF vous pensez que vous pourriez agir ?
- je suis concret ; si je résume bien : résumez ? la revue ? s’isoler ? l’aumônerie ? les aliments ?
- si le détenu a une exigence limitée comme ne pas manger d’oignons : ne peut-on lui donner satisfaction ?
- vous ne trouvez pas que ce que vous dites est discriminatoire par rapport à d’autres religions ?
- ne peut-on pas lui reprocher de faire grève de la faim s’il ne sait pas ce qu’il mange ?
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Pour le deuxième sujet (exposé de 11 minutes) :
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- l’avocat est-il obligatoire pour un divorce ?
- est-ce un mandataire ? à l’égard de qui ?
- qui saisit la cour d’appel ? (NDLR : il n’y a pas de piège dans cette question qui n’est qu’une pure question de connaissances qui ne s’improvise pas puisqu’elle varie selon les instances).
- quel est le rôle de l’avoué ?
- l’avoué est mandataire de son client : que doit-il faire à l’égard de ses mandants ?
- quel est le rôle de l’avoué pour la composition de la Cour d’appel ?
- cette dame veut engager des recours contre ses avocats ? que peut-elle faire ?
- s’agit-il de sa responsabilité professionnelle ou de sa responsabilité déontologique ?
- l’avocat doit rendre des comptes à qui ?
- parlez du droit à un double degré de juridiction ?
- la discrimination positive, cela vous dit quelque chose ?
- y a-t-il un encadrement au droit d’agir en justice ?
- le droit d’agir : sa recevabilité, son formalisme ?
- quelle est la différence entre la récusation et l’abstention de juger ? (le candidat commence par bien répondre, puis pour faire durer son temps de parole, il s’embrouille ; du coup, l’examinateur le reprend et insiste).
- si la responsabilité de l’État est engagée, peut-il se retourner contre le magistrat ?
- quel est le rapport avec une sanction disciplinaire ?
- quelle différence y a-t-il entre l’impartialité et l’indépendance de la justice ?
- pourquoi les juges doivent-ils être indépendants ?
- quel est le lien avec l’impartialité ?
- qu’est-ce qu’être impartial ?
- quels sont les différents modes d’intervention du ministère public ? dans le procès civil ? n’y a-t-il pas deux cas ? (le candidat sèche)
- le ministère public peut-il assigner ? sur quel critère ? (le candidat sèche)
- vous venez de définir l’impartialité : on juge sans préjugé ; l’opinion du juge doit être l’issue du processus procédural ; ici, les conseillers ont déjà jugé précédemment ; il y a donc deux termes : un premier jugement puis le juge est saisi une seconde fois de la même affaire : n’aura-t-il pas un préjugé la seconde fois ?
- quand on juge en référé, on juge au fond ?
- le juge des référés aura-t-il des préjugés sur le fond ?
- voici le cas où le juge saisit une première fois au cours de la phase procédurale puis se retrouve dans la juridiction de fond ; on considère que la première fois, il n’avait pas de préjugé pour la seconde fois : est-ce que cela arrive ?
- « je vous parle de l’hypothèse inverse » ; il a instruit le dossier puis va être amené à le juger au fond ; on considère que dans le premier cas, il n’a pas eu à juger au fond ; il n’y a aucun reproche à formuler de récusation efficace, et la magistrat ne se déporte pas spontanément ?
- la justiciable a perdu une chance ?
- « je passe à autre chose car manifestement, je vous taquine sur quelque chose vous échappe » ;
- « sans équivoque » : vous avez gardé le silence ; cette motivation de l’arrêt tient-elle ?
- la récusation doit-elle être faite dans un certain temps ?
- l’examinateur répond : in limine litis (le candidat tente de répondre après l’examinateur et s’embrouille).
- peut-on renoncer à une garantie fondamentale par simple manifestation de la volonté ? donner son consentement ?
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Pour le troisième sujet (exposé de neuf minutes) :
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- le contrat l’emporte sur la CSDHLF ?
- ici, quelle est la définition du principe du contradictoire ?
- que signifie « participer à la réalisation d’une décision » ?
- « en réalité, le principe du contradictoire a un objectif procédural, il est l’accessoire fondamental de l’élaboration de la décision judiciaire, pour permettre l’émergence de la vérité » ; tout au moins une vraisemblance ; est-ce qu’on recherche la vérité dans un contrat ou dans une décision ?
- la vérité a-t-elle une valeur contractuelle ? (les deux questions sont posées en chaine afin que le candidat les mémorise et réponde à chacune d’elles).
- la décision prise par l’assemblée pose-t-elle une vérité ?
- ici, la clause pénale est une peine, un rituel procédural qui garanti les droits fondamentaux ; mais ici, on est en matière contractuelle, il y a eu deux décisions ; le retrait des membres assorti d’une clause pénale impose une obligation de résultat ; si on en discute l’opportunité, on remet en cause la force obligatoire de la convention ?
- la clause pénale n’a pas été dissimulée ; la loi prévoit-elle le cas où la clause pénale est manifestement excessive ? (le candidat parle de l’article 1962 du code civil à propos de l’aspect excessif ou dérisoire)
- vous semblez condamner cet arrêt ?
- en fait, ce qui vous choque, c’est la clause pénale ? (l’examinateur indique, après la nouvelle réponse du candidat : « nous ne serons jamais d’accord »).
- en 2008, pensez-vous que la femme est l’égal de l’homme ?
- vous faites la distinction entre l’égalité de fait et l’égalité de droit ?
- que pensez-vous de la féminisation des mots ?
- la parité apporte-t-elle quelque chose ? (le candidat parle de la parité sur les listes électorales en 2000, dite loi chabadabada).
- quelles est votre opinion sur les enquêtes de moralité pour pouvoir entrer dans certaines professions ?
- l’examinateur prend l’exemple réel d’un avocat condamné au pénal, puis qui a réussi le CAPA, mais il s’est heurté au Conseil de l’Ordre ; l’avocat a fait une procédure et a gagné ; puis il a été démis de ses fonctions ultérieurement : c’est ex-avocat tatoué « marginal » pour toujours, est-ce normal ?
- il y a un but pédagogique de la peine, mais là, on va plus loin ?
- « double peine », c’est cela ?
- comment peut-on prouver la discrimination homme/femme ? (le candidat parle de la ALDE) .
- pourquoi un revirement de jurisprudence est-il par principe rétroactif alors que la loi ne l’est pas ?
- pourquoi sont-ils rétroactifs ?
- la solution jurisprudentielle ne devrait pas s’appliquer aux décisions en cours ? pourquoi les revirements de jurisprudence sont-ils rétroactifs, contrairement à la loi qui en principe ne l’est pas ? (le candidat patauge)
- la CJCE dit que sa décision s’appliquera à compter de telle date ; le juge n’est pas source de la loi ; il n’est que déclaratif ; le juge n’est pas normatif : y a-t-il un obstacle idéologique ou le juge se veut normateur ?
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Pour le quatrième sujet (exposé le PLUS BREF jamais entendu : SIX minutes) :
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- la liberté de parole chez l’avocat ?
- lors d’une suspension d’audience, un avocat accorde un entretien aux médias : l’avocat est-il libre de sa parole ?
- à qui s’applique le secret de l’instruction ?
- la partie civile n’a-t-elle pas le droit de parler ?
- le principe de présomption d’innocence est décrié : votre opinion ?
- la juridiction des conflits pour une instance employeur/salarié ???
- quelle est la composition du conseil des prud’hommes ?
- les droits de l’enfant : y a-t-il une primauté des enfants légitimes sur les enfants naturels ?
- quelle est la valeur juridique d’un code déontologique ?
- est-ce qu’un code de déontologie peut être fixé par décret ?
- y a-t-il un obstacle ?
- selon vous, un avocat peut-il mentir ? à son client par exemple ? au juge ? (le candidat répond qu’il ne sait pas ! – NDLR : cette réponse du candidat est inquiétante sur les qualités qu'il va déployer comme avocat !). (face à cette réponse inattendue par l’examinateur, il insiste de plus belle).
- est-ce qu’il doit mentir ?
- dans l’exercice de ses fonctions ?
- quelle est la vocation d’un avocat ? (NDLR : c’est dans la réponse à cette question que se trouve la réponse aux questions précédentes).
- qu’est-ce qu’un fait justificatif en droit ?
- le respect des droits de la défense sont-ils un fait justificatif ? (NDLR : les trois questions qui viennent d’être posées donnent un éclairage complet sur la question : l’avocat peut-il mentir ?).
- l’accès de la police municipale aux seuls citoyens français : l’article 3 du traité CE contient un engagement de la France de ne pas discriminer les citoyens des États membres ; l’article 45 du traité CE concerne la liberté d’établissement ; il y a néanmoins une discrimination pour l’exercice d’une autorité publique qui concerne le magistrat mais pas l’avocat ; en ce moment, on discute des notaires avec la « préférence nationale » : doit-on y intégrer la police municipale ?
- dans le cadre de l’Union européenne, les ressortissants des vingt-sept États membres vont pouvoir participer aux élections municipales et vite après, ils vont pouvoir devenir maire ; or, le maire est détenteur du pouvoir de police ?
- l’examinateur répond : « ce n’est pas cohérent ; je vous remercie de partager mon opinion ».
- cas pratique : on met en place une filière à la faculté pour devenir policier municipal : au regard de l’article 15 de code de déontologie, un policier municipal pourra-t-il venir enseigner ?
- un agent de police municipal le jour peut-il devenir physionomiste d’une boîte de nuit la nuit ? (l’examinateur insiste)
- n’est-ce pas cumulable ?
- et si je veux aider un huissier à recouvrir ses créances ?
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Pas de compte-rendu des questions pour le cinquième exposé du jour.
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Les libertés fondamentales concernent donc tous les spécialisations du droit ; c’est tout l’intérêt du candidat qui le peut de suivre les cours d’actualisation dans toutes les matières, y compris celles qui n’entrent pas dans son champ de prédilection.
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Au regard de l’ensemble des questions relatés jusqu’à présent, il ne figure aucune question intéressant directement le droit international privé où pourtant les questions de droits fondamentaux affluent ; mais semble-t-il, les examinateurs ne veulent jamais entraîner les candidats dans des impasses où peu d’entre eux seraient en mesure de répondre à la moindre question directement liée à du DIP.
En revanche, le droit public revient très souvent, y compris par des examinateurs à tendance privatistes.
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À SUIVRE.
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lundi 10 novembre 2008
Un peu plus de commentaires pour savoir l'intérêt suscité par les questions réelles 2007 ne ferait pas de mal.
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CRFPA 2008 : Voulez-vous encore des questions ou avez-vous fait le (trop) plein ?
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vendredi 7 novembre 2008
Test de connaissances et de réflexions - 07 - questions réelles CRFPA 2007
Le public est très réduit à l’ouverture de cette après-midi là : 16 personnes.
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Les examinateurs sont de nouveaux totalement différents, les sujets posés également :
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1/ l’arrêt rendu par la Cour de cassation le 09/10/2001 concernant le droit à la santé (1ère Civ. Pourvoi n° 00-14564 : non réalisation de césarienne) ;
2/ le test ADN ;
3/ une réponse écrite d’un parlementaire à une question où est en cause pour le défunt le respect de la sépulture privée face au droit de la propriété ;
4/ le contrôleur général des lieux de privation de liberté ;
5/ la vie privée du salarié.
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Le public est variable tout l’après-midi avec un pic à 25 personnes pour se terminer à 6 personnes pour le dernier candidat, ce qui n’est pas le soutient qu’il aurait pu espérer dans cette compétition sans merci.
L’un des candidats sera ajourné avec une sale note pour cet oral de 10,5 sur 30, tandis que les 4 autres auront, dans l’ordre croissant des notes : 13,5, 13,5 21, et un magnifique 22,5 sur 30. Il y aura même une mention assez bien parmi les candidats de cette après-midi là.
(NDLR : les notes ne seront pas données au regard des questions associées aux sujets posés, parce qu’il n’y a pas plus de raisons de relever l’échec de l’un que le succès l’autre).
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Voici les questions associées à ces sujets :
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Pour le premier sujet :
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-l’un des examinateurs prend la parole d’emblée et reproche sans ménagement au candidat de ne pas avoir parlé d’une phrase de l’arrêt : « nul ne peut se prévaloir d’un droit acquis à une jurisprudence figée » (ou quelque chose du genre).
- quel est le problème posé par l’évolution de la jurisprudence ?
- rien n’a été proposé pour palier cette insécurité juridique ?
- concrètement, cela ressemble à quoi la jurisprudence ?
- cela émane de qui ?
- la loi est-elle en retard ou en avance sur la jurisprudence ? (lorsque l’un des examinateurs pose cette question, les deux autres s’éclatent dans un fou-rire).
- quelles sont les origines des dignités : esclavagisme et le nazisme ? n’y avait-il pas de dignité avant ? n’y aura-t-il pas de dignité après ? (les deux autres examinateurs discutent entre eux et rigolent).
- si on pose le problème de la jurisprudence : elle règle les problèmes pour l’avenir ? elle rétroagirait pour le passé ? alors l’insécurité existe-t-elle bien ? quel est le problème selon vous ?
- l’article 2 du code civil pose une exception : il est non constitutionnel en matière civile ; comment expliquer le caractère rétroactif de la jurisprudence ?
- s’agissant des lois sur les faits historiques comme le génocide arménien, peut-on légiférer sur l’histoire ? (pour ceux qui ont un sens de la réponse, l’examinateur qui pose cette question peu flambante au candidat aurait pu soit se la poser lui-même, soit la formuler autrement, puisque la réponse est dans la question telle qu’il la formule).
- s’agissant du contrat de lancer de nains sanctionné par le Conseil d’État, est-ce que cela veut dire que l’on ne peut jamais contracter sur le corps humain ?
- qu’est-ce qu’un pourvoi dans l’intérêt de la loi ? (le candidat prend un mauvais travers : il reformule toutes les questions que les examinateurs lui posent, de façon systématique : plus qu’une reformulation qu’il pourrait demander à bon droit et de façon mesurée, il se pose à haute voix la question à lui-même en reprenant les termes de la question posée par l’examinateur ; les examinateurs ne sont pas dupes de cette supercherie qui ne vise qu’à gagner du temps, mais aucunement à répondre : A RAYER, AU MOINS SOUS CETTE FORME, DE VOS PENSÉES).
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Pour le deuxième sujet :
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- « vous dites une chose et son contraire » ; pour la filiation, l’expression prétorienne : « l’expertise biologique est de droit », cela veut dire quoi pour vous ?
- demain, mon mari qui a un doute peut-il faire un test ?
- « on peut le faire et c’est pas légal ; il y a un truc qui m’échappe ? »
- elle est de droit pour qui, dans quel contexte ?
- je vous demande de me décrypter : « elle est de droit » ; qu’est-ce que cela implique ?
- vous avez parlé des fichiers ; en pratique, cela existe, des fichiers ADN ?
- l’arrêt Yves Montand concernant l’exhumation de sa dépouille : quel est le contexte aujourd’hui ? existe-t-il une réglementation ?
- « vous parlez de la volonté » : quelle est la conséquence du refus d’un test ADN ?
- « fichiers » : on a peur de quoi ?
- n’y a-t-il pas de risque de dérive éventuelle ?
- n’y a-t-il pas de risque de sélection, de discrimination, de dérive ?
- les condamnés en matière sexuelle sont fichés : qu’en pensez-vous ?
- un juge d’instruction pourrait-il contraindre à prendre l’ADN du mis en cause ? (NDLR : pour ceux qui connaissent la bonne réponse, vous n’ignorez pas le chantage opéré à cette fin ! Ou posé autrement : un juge d’instruction peut-il se livrer à un chantage sur un mis en cause pour pouvoir effectuer une prise d’ADN ? Comment : un juge pourrait faire chanter un mis en cause ?).
- l’examinateur insiste sur sa question : le juge d’instruction a-t-il le droit de la faire ?
- l’examinateur insiste encore plus en énonçant le cadre d’un procès pénal avec le juge d’instruction qui ordonne la recherche ADN sans l’accord du prévenu ? (NDLR : notez la terminologie qui a évolué de mis en cause à prévenu. Connaissez-vous les conséquences du refus ?).
- la chirurgie chimique pour les pédophiles, est-ce faisable en France actuellement ? (l’examinateur insiste).
- s’agissant du droit à la filiation, le test ADN est-il un objectif souhaitable ?
- la filiation doit-elle toujours tendre à la vérité biologique ?
- dans le cadre d’une enquête pénale, en cas d’absence de consentement du mis en examen au test ADN, s’agissant de la loyauté de la preuve par le juge d’instruction, la procédure pénale est-elle loyale ? (NDLR : Ah, voici dans la question la réponse au problème soulevé supra !). (l’examinateur insiste).
- au cours d’une détention provisoire de 24 heures, on garde le mis en cause pour aller chercher son ADN sur sa brosse à dent chez lui par perquisition : est-ce possible ?
- pourquoi on anonymise (quel affreux néologisme !) les décisions de justice selon vous ?
- on peut retrouver une décision de justice, mais pas toutes les décisions qui concernent une même personne : est-ce que cela a un intérêt ?
- qu’est-ce qu’un « pieux mensonge » ?
- l’avocat a-t-il le droit de mentir ? est-ce que cela pose un problème légal, déontologique ou autre ? (le candidat patauge et les trois examinateurs sont écroulés de rires).
En attendant le prochain candidat, les examinateurs discutent entre eux et l’hilarité continue. C’est vrai que cela a été l’après-midi la plus gai de toutes, avec tous les extrêmes.
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Pour le troisième sujet (l’exposé n’a duré que 9 minutes) :
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- le système est-il cohérent juridiquement ?
- fond servant / fond dominant : y a-t-il un fond servant en matière de sépulture ?
- de manière générale, quel est le mécanisme des prescriptions ? on parle actuellement de la modifier : qu’en pensez-vous ? (rappel : la loi de juin 2008 n’avait pas encore été voté au jour de cet oral en décembre 2007).
- de manière générale, décrivez le mécanisme même des prescriptions ?
- pourquoi y a-t-il des prescriptions ?
- toutes les actions sont prescriptibles ?
- « le sujet qui vous a été posé n’est pas très léger ; je n’ai pas tout compris » : je prend mon arrière-grand-mère et la met dans mon jardin : n’est-ce pas imprescriptible ad vitam aeternam ?
- un autre examinateur ajoute sur cette dernière question : « ce n’est pas idiot la question de mon collègue ».
- les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles : pourquoi ?
- au-delà, c’est pourquoi faire cette imprescriptibilité ?
- il y a des prescriptions classiques en droit pénal : quel est le double intérêt ?
- à quoi cela sert de mettre des prescriptions ? (NDLR : comme vous le comprenez certainement, les examinateurs insistent d’autant plus que le candidats patauge ou reste silencieux). Un examinateur fini par répondre lui-même en ajoutant qu’il s’agit d’un sujet très compliqué.
- quelles est la distinction entre la prescription de l’action publique et la prescription de la peine ?
- la loi de 1964 prévoit la prescription des crimes contre l’humanité commis antérieurement : qu’en penser au regard de la non rétroactivité de la loi pénale ?
- l’examinateur insiste : en 1945, la loi de 1964 n’existait pas : comment s’en sert-on ?
- dans tout le droit civil, existe-t-il d’autres cas d’imprescriptibilité et accessoirement quels sont leurs fondements ? par exemple concernant l’action sur l’état de la personne ?
- un examinateur revient sur le cas pratique un droit personnel perpétuel, est-ce possible ? un créancier/débiteur a perpétuité, est-ce possible ?
- sur quoi est fondé la prohibition des engagements perpétuels ? par exemple, le CDI n’est pas affecté du vice de perpétuité : qu’est-ce qui le rend possible ?
- si je trouve un autre emploi ailleurs, je ne peux pas en sortir ?
- les réponses ministérielles : quelle est leur valeur juridique ? peuvent-elles être renversées par le jurisprudence ?
- et pour une circulaire, pour la doctrine ?
- peut-on faire un REP contre une circulaire ?
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Pour le quatrième sujet (l’exposé n’a duré que 9 minutes, comme précédemment) :
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- le contrôleur général des lieux de privations de liberté, ce n’est pas une autorité administrative indépendante ?
- le problème de la détention dans les centres de rétention, avec une annexe du tribunal sur place : qu’en pensez-vous ?
- c’est le decorum qui vous plaît ?
- les droits fondamentaux, quels sont-ils ?
- un détenu végétarien : put-il exiger le respect de cela ?
- et pour les contraintes alimentaires religieuses ?
- l’arrêt sur les SDF à qui on distribue une soupe sans porc ?
- comment savoir ce qu’est le contrôleur général des lieux de privation de liberté ?
- il ne reçoit d’instruction d’aucune autorité : cela veut dire quoi ?
- le rôle de contrôle des avocats dans les prisons : précisez ?
- le contrôleur général des lieux de privation de liberté n’est-il pas quelque part qu’un super avocat ?
- les peines planchers : parlez-nous en un petit peu ?
- il y a eu un incident avec un procureur de la République qui a résisté contre les peines planchers ?
- une audience foraine : où est l’obstacle de principe de rendre la justice dans le centre de rétention ?
- critique de l’instruction contre le terrorisme ; le procès est organisé dans un stade : où est le problème ?
- un juge ne peut-il jamais s’intéresser à un politique publique ?
- par exemple, un juge d’instance est invité par le préfet dans une réunion sur la politique du logement : le juge d’instance y va ou non ?
- quel est le rôle du contrôleur général des lieux de privations de liberté pour les malades mentaux ?
- la responsabilité pénale des malades mentaux : un arrêt de culpabilité civile doit-il être rendu par la chambre de l’instruction ? (chambre qui fait partie de quelle juridiction ?).
- la Commission Nationale de Réparation de la Détention vous dit-elle quelque chose ?
- puis-je faire une urne avec les cendres d’un proche ? (non, mais les répandre sur la neige pour éviter de glisser ; source RTL : Les grosses Têtes).
- puis-je répandre les cendres chez mon voisin ?
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Pour le cinquième sujet (l’exposé a duré 14 minutes, avec beaucoup d’exemple pour meubler le temps ; de ce point de vue, l’exercice est néanmoins réussi, et ce sera d'ailleurs la meilleure note de l'après-midi) :
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- l’employeur peut-il utiliser des éléments de la vie privée du salarié ?
- si l’employé vole, par exemple, met une montre dans sa poche, que peut faire l’employeur ?
- le concept de subordination est-il compatible avec celui de vie privée ?
- un professeur d’une église catholique peut-il divorcer alors que son engagement contractuel le lui interdit ?
- le Loft Story à la télévision : les jeunes peuvent-ils revendiquer un contrat de travail ? et n’y avait-il pas une atteinte fondamentale à leur vie privée puisqu’ils étaient filmés jour et nuit ?
- le contrat de travail serait-il compatible avec la vie privée dans ce cas ?
- le contrat de travail peut-il être contraire à l’ordre public ?
- le consentement couvre-t-il l’ordre public ?
- si l’employeur veut insérer dans son règlement intérieur des restrictions ?
- est-ce valable pour l’inspection du travail ?
- devant qui contester ces restrictions ?
- si le salarié est licencié sur la base du règlement intérieur, est-ce valable ?
- dans le cadre du respect du droit des salariés : les clauses de non-concurrence ? la clause de mobilité ?
- sur la vie privée en général, que pensez-vous des dommages-intérêts punitifs ?
- qu’est-ce que ce mécanisme ?
- le contentement peut-il tout rendre valable ?
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Fin de cette après-midi d’examen.
Le cœur des libertés fondamentales est atteint dans ces sujets. Les candidats se sont plus ou moins bien débrouillés, y compris ceux qui ont eu les meilleures notes.
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A SUIVRE.
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